Carnet de route

Trek et alpinisme en Amérique du Sud (2nde partie : la Bolivie)

Le 10/05/2010 par Bruno Calvino

Mais voilà, il y a encore du chemin à parcourir, je file sur la grande ville du coin pour y visiter le quartier colonial avant de prendre un ticket de bus 5 étoiles pour Copacabana qui borde le lac Titicaca. Là-bas, c’est la récolte des haricots et dès le lever du soleil, les ballets incessants des burros (ânes) chargés jusqu’aux oreilles animent la journée des habitants. Le soir, on se retrouve avec des ados du village pour un foot tout aussi physique que technique sur le terrain municipal, mais à 3900m, l’altitude se fait vite sentir. De toute manière, il est 10h du soir, alors une petite bouteille de goyave trouvée au coin de la rue pour 3 petits bolivianos (20 centimes) à partager autour du dernier tube électro de Macano (la star latino du moment) permettra de recharger un peu les batteries, suffisant pour rejoindre demain la capitale la plus haute du monde.

La Paz s’étend entre 3200 et 4000m. J’y retrouve Leonie, rencontrée quelques jours plus tôt sur la Isla del Sol ! Du coup, on visite la mégalopole ensemble, avant de se séparer dans la journée sous les klaxons des supporters du club de Bolivar, tout juste sacré champion de foot ! On s’échange nos adresses, histoire de se retrouver sur Facebook. 21h, le bus – non chauffé – de Potosi est presque à l’heure.

Ville étonnante, dont les ressources minières furent si pléthoriques à l’époque des conquistatdors qu’on aurait pu y construire une route imaginaire en argent reliant le continent européen ! « Vale un Potosi » dira Cervantes. Aujourd’hui les temps ont bien changé et la riche Potosi, égarée en plein désert, n’est plus que l’ombre d’elle même, bien que son patrimoine architectural demeure toujours remarquable.

Avec une amplitude thermique qui oscille entre –25 et +25, Uyuni, un peu plus au sud, n’a rien à envier à Potosi sur ce plan là. C’est le point de départ pour un voyage surprenant au cœur des salars. Seuls les flamands roses et les vigognes osent fouler ces étendues infinies de lacs salés bien souvent gelés. Cactus et volcans ajoutent un peu plus de grandeur à ce paysage extraterrestre. Troisième jour de 4x4, l’heure du retour a sonné. Trois de mes compagnons de route, Jennifer, Valeria et Cattlyn, repartent sur Buenos Aires, tandis que Joe doit lui rejoindre Santiago pour ensuite poursuivre son tour du monde en Océanie. Quant à moi, il me faut filer vers la frontière chilienne puis péruvienne pour remonter à temps sur Lima.

Avec les grèves du moment, rien n’est moins sûr d’arriver à l’heure ! Pourtant, tout se passera comme prévu. Certes, quelques semaines de plus auraient été ô combien appréciées, mais à l’image d’une dernière gorgée de Pisco Sour (savant mélange de grappa, sucre, jus de citron, et œufs battus en neige), c’est aussi la fin de l’aventure.







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