Carnet de route

Le Maroc à pieds et en couleurs

Le 23/05/2012 par Corinne

Cette randonnée de plusieurs jours fût une grande et agréable découverte pour la plupart des participants et un ré-enchantement pour ceux qui connaissaient déjà cette région nord orientale du Maroc.

Partis samedi 21 et rentrés lundi 30 avril, nous aurons sillonné en 5 jours et demi de marche les montagnes des Béni-Snassen à partir de Taforalt, notre point de chute. Tout au long de ce séjour, nos papilles ont été régalées entre tajines aux patates, aux petits pois, aux artichauts, couscous aux légumes, petit lait et flan au lait de chèvre, tanjia de Ahmed, fekkas de Souad et l’inoubliable poisson de Cap de l’Eau.

 

Prêts pour quelques minutes de rêve ? Allons-y !

Samedi 21 avril (sebt)
Nous partons de bonne heure de Casablanca ; la route est longue vers l’Oriental, pas loin de la frontière algérienne. Deux voitures suffisent pour embarquer tout le monde : nous sommes 7 pour l’instant. Le chef de course Hamid, Ahmed, Mustafa, Souad, Laurence, Leila et Corinne. Hamdi nous rejoindra en milieu de semaine. Les autoroutes sont neuves et les aires de repos à peine achevées. Nous nous arrêtons manger à Taourirt, à l’ouest de la province de Taza et à l’est d’Oujda. Puis nous traversons la plaine qui semble désertique, nous ne savons pas encore qu’un petit écrin plus vert nous attend à l’arrivée.

Arrivés à destination en fin d’après midi, nous nous installons dans notre gîte et nous nous approprions rapidement les lieux. La première nuit a été fraîche, les couvertures n’étaient pas de trop.

Dimanche 22 avril (lhed)
9h30 : départ après un bon petit déjeuner pris dans le café du coin.
On marche un peu sur la route puis on passe sur un chemin de terre. On découvre le paysage : des cyprès, des eucalyptus, des amandiers et des coquelicots partout. Quel beau mélange de couleurs, du rouge, du vert, du jaune…

12h45 : Pause déjeuner près d’un Marabout et non loin d’un cimetière. La sieste sous les amandiers est de rigueur. Au moment de partir, Hamid le chef de course, rencontre une tortue grecque qui le séduit, il ne veut plus s’en séparer mais sa raison a eu gain de cause et nous sommes enfin partis pour une après-midi bien agréable sur les chemins colorés et fleuris. Au retour, le village est très animé.

 

Lundi 23 avril (tnine)
10h : départ dans la direction opposée de la veille pour une randonnée culturelle et bien enrichissante. Nous arrivons vite au bureau des amis de Taforalt dont l’un des buts est de sensibiliser à la préservation de la nature et au respect de l’environnement.
Nous continuons jusqu’à l’emplacement d’une caserne abandonnée de la deuxième guerre mondiale d’où apparaissent à l’horizon les îles Chafarinas. Nous entendons quelques tirs lointains.
De village en village, de marabout en marabout et de montée en descente, nous nous dirigeons vers la Grotte du Pigeon que nous voyons depuis le mirador. Nous y sommes enfin ! C’est un endroit qui a abrité les premiers neurochirurgiens de l’humanité il y a 11 000 ans.
En remontant vers Taforalt, nous apercevons sur l’autre versant des mouflons et des sangliers. Cela tombe bien, nous faisons une halte à l’écomusée où toutes les espèces de la région des Beni-Snassen sont répertoriées. On en compte 138.
Nous avons bien marché. Nous méritons un bon dîner et nous attendons le tajine aux pruneaux avec impatience.

Mardi 24 avril (tlat)
10h : On part aujourd’hui vers l’est. Sentiers incertains au milieu des pieds de lavandes odorants et des épineux qui nous rappellent constamment à nos chevilles
Nous arrivons en milieu d’après midi à un marabout où on nous offre thé et biscuits

Mercredi 25 avril (larba3)
10h : Nous partons pour deux jours car ce soir nous dormons chez l’habitant.
Nous passons par le marché ce qui nous permet d’acheter quelques oranges et nèfles. Il fait un soleil de plomb. Nous marchons jusqu’à une école où nous nous arrêtons pour déjeuner à 12h45 comme tous les jours. Alors que nous commençons à manger nous entendons des écoliers réciter des versets du Coran.
Un amandier dépasse des murs de l’école, nous cueillons quelques amandes fraîches et nous nous dirigeons vers la fontaine pour remplir nos bouteilles et nous désaltérer. Nous apprenons plus tard que l’eau n’était pas potable !
Nous découvrons à la lecture des panneaux accrochés à l’entrée de l’école que cette dernière a été rénovée dans le cadre d’un partenariat avec une région espagnole
Nous arrivons finalement chez l’habitant où nous retrouvons Laurence. Nous sommes accueillis avec le thé et les gâteaux. Le soir nous sommes servis par le mari et les femmes ne se montrent pas. Nous mangeons un bon tajine qui réconforte bien après l’effort.

Jeudi 26 avril (lakhmiss)
6h45 : on se lève plus tôt que d’habitude. Le petit déjeuner est servi dans la foulée. Les filles vont dire bonjour et au revoir aux femmes qui leur font la bise en souriant. On se tient vite prêts.
Le chemin emprunté nous amène dans un très beau site et suit un cours d’eau asséché. Puis soudain nous découvrons un point d’eau vive où nous apercevons vite des poissons, des grenouilles, une tortue, un crabe et autres moules d’eau douce accrochées au rocher. Un petit cours d’eau réjouissant à l’eau vivifiante abritant un écosystème bien en place.
Le paysage ocre, terre cuite nous amène petit à petit à la grotte du chameau où nous nous étonnons de voir un arbre sortir de la pierre. L’habitant qui nous a logés nous quitte là. Nous continuons en nous arrêtons souvent car ce cadre impose sa beauté.
Il fait chaud, nous fatiguons un peu, il est temps de s’arrêter à la mi-journée.

Vendredi 27 avril (jem3a)
Aujourd’hui, nous sommes décidés à randonner le matin seulement. Nous démarrons sur la route et passons par des chemins moins attrayants que ceux dont nous avons l’habitude. Heureusement, nous les quittons rapidement pour retrouver arbres fruitiers, fleurs multicolores et arbustes. Bien que courte, la randonnée se révèle plus dure que prévu.
Hamid et Ahmed nous abandonnent en cours de route et rentrent en stop, les autres finissent péniblement les longs lacets vers Taforalt. Nous croisons des enfants qui reviennent de l’école, ils nous disent bonjour en souriant. Des petites filles de 7 ou 8 ans, à la fois déterminées et intimidées par notre présence, passent en file indienne et nous serrent la main.
Nous sommes motivés à avancer car nous savons qu’un bon couscous nous attend chez le guide. Nous finissons cette randonnée « sur les rotules », nous passons au gîte pour nous rafraîchir et rejoignons le guide pour le déjeuner.
Enchantement général qui présage d’un bel avenir pour les randonnées de l’Oriental. Merci à Hamid Sefraoui le chef de course de nous avoir fait découvrir cette région.







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