Carnet de route

Petite Arcizette : Météo rebelle, grimpée contrariée, descente radieuse

Le 15/06/2016 par Bernard Boutin

Départ : Depuis le Pont de Goua
Destination : La Petite Arcizette
Qui : Sortie de 4 Cafistes (hors collective)
Quand : 14 juin 2016

La météo en aura joué une bonne aux 4 compagnons de rando du jour : Georges, Philippe, Stéphane et Bernard. Le bulletin disait « ciel variable le matin, pluie à partir de 16h » et… il bruine une heure après avoir quitté le Pont du Goua. Couvre-sacs et coupe-vents de sortie. Les sites internet de météo donnent l’impression d’être plus précis qu’auparavent. Pour le graphisme : certainement. Pour la prévision elle-même : pas toujours !

A la sortie de la Houn de Mouscabarous, l’objectif du jour, la Petite Arcizette, se dévoile : humide et parée d’un voile de brouillard. Difficile d’en envisager son ascension. Passage à la cabane de Cézy. Montée (hors piste) au col d’Arcizette. L’herbe est haute et mouillée, les pieds trinquent.

Au col, côté nord, la neige est bien présente. Une grande traversée, crampons au pied, piolet à la main, nous amène sous la « crête des brèches d’Arcizette ». Pente assez prononcée. Humilité. Un faux pas et la glissade pourrait être longue. Sous la crête, nous continuons à grimper, crampons au pied, dans un fin cailloutis. Désagréable et attention requise. Le brouillard nous accompagne.

C’est pas trop mon « truc ». Je laisse l’équipe poursuivre jusqu’à la crête, quelque dizaines de mètres au-dessus, pour aller voir comment aborder la Petite Arcizette. Pas faisable. Trop humide. Redescendons en faisant une large boucle par la Cabane de la Glère (en ruine) et le Col de Lurdé. Le ciel se dégage. Le soleil est enfin là.

Le plateau, sous les Arcizette au nord, est beau, sauvage, méconnu. Derrière nous, la pointe élancée de l’Amoulat. Au nord-ouest : le Gourzy. On pourrait faire un golf sur ce plateau. Il y a même des trous déjà en place avec deux gouffres à la verticalité surprenante.

Passé le col de Lurdé, le Cézy, beau massif calcaire appelle à être gravi. Ce sera pour une prochaine fois. Les fleurs tapissent le sol. Stéphane, botaniste de l’équipe, nous fait mettre à 4 pattes pour sentir les belles, mais rampantes, Daphnes. Elles compensent leur petite taille par un très fort parfum. On se croirait chez un fleuriste ! Des asphodèles servent de décors à un magnifique point de vue sur l’Ossau.

C’est marrant la montagne. Chacun y puise ce qu’il veut. Il y en a pour tout le monde. Pendant que Stéphane observe une forte concentration de Lis Martagon et ramasse un plein sac de mousserons « excellents en omelette avec des pommes de terre », Georges et Philippe, carte et altimètre à l’appui, tentent de mettre un nom sur les pics qui nous entourent. Georges repère sous le Pic Estibère, au fond du vallon du Soussouéou, une pente enneigée idéale pour le ski de randonnée. Ce sera pour la saison prochaine ! Moi, je prend des photos. La montagne est belle. Autant en emporter des souvenirs.
Pour les voir : c’est ICI.

Descente sous le soleil après une montée sous la pluie. A tout prendre, c’est mieux comme cela. L’humeur de l’équipe ne faisant que s’améliorer au fur et à mesure que les couches réintégraient le sac…

- par Beñat

Bernard Boutin 15 juin 2016

- Le verdict du GPS (avec toutes les réserves habituelles à accorder à ces « engins ») : dénivelé 1244 m, point le plus haut 2150 m, point le plus bas : 966 m, distance parcourue 15,5 kms







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